Le Projet de CFI

« Des radios contre Ebola »

Projet d’appui aux radios de proximité sur la problématique Ebola (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo,  Bénin )

« Des radios contre Ebola »

Résumé 

L’objectif du projet présenté par CFI est d’améliorer la diffusion et l’acceptation par les populations de l’information et des messages de prévention visant à empêcher la propagation de l’épidémie d’Ebola aux pays non encore touchés. La radio étant le média de référence pour une couverture large et proche des communautés rurales, il s’agit de renforcer la capacité des radios de proximité implantées dans les zones frontalières des pays à risque ( Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo et Bénin), à produire et diffuser des émissions d’information, de prévention et d’aide au changement de comportement impliquant des « référents traditionnels » au côté des référents médicaux. Ces émissions, en langues locales, seront complémentaires des politiques de communication déjà menées sur place par les différents acteurs (autorités gouvernementales, MSF, Unicef, OMS, etc.).

CFI prend en charge : • la conception du module de formation,  • la mise en œuvre dans chaque pays de la première session de formation, pour 8 stations prioritaires de par leur localisation et leur impact, • l’organisation d’une formation de formateurs pour renforcer les formateurs locaux dans leurs capacités pédagogiques. Les fédérations de radios et leurs partenaires devront prendre en charge l’organisation des sessions de formation suivantes de façon à toucher un maximum de radios des pays concernés, l’échange d’émissions entre les stations là où cela sera pertinent.

Situation de départ / Contexte 

L’Afrique de l’Ouest connaît actuellement une épidémie d’Ebola (EVD), considérée comme la plus meurtrière depuis que ce virus a été découvert en 1976. 5500 personnes ont été identifiées comme infectées par le virus, et plus de 2500 sont décédées, principalement au Libéria, Guinée, et Sierra Leone ou l’épidémie connaît une évolution exponentielle. Ces chiffres sont probablement bien en deçà de la réalité (source OMS).  La feuille de route de l’OMS prévoit que plus de 20 000 personnes pourraient être infectées au cours de cette épidémie. Face à l’ampleur de la maladie, les infrastructures hospitalières locales sont insuffisantes et les autorités sanitaires manquent de moyens essentiels dans la prévention et la gestion de la maladie. La gestion du traitement des patients nécessite une chaîne de prise en charge lourde et contraignante, à la fois pour le personnel médical et les patients (mise en quarantaine dans les centres de prises en charge, suivi des contacts, sensibilisation, gestion des funérailles). Pour contrer la propagation de la maladie, certains pays ont engagé une collaboration et une coopération transfrontalière afin de ralentir la propagation du Virus. Si cette initiative peut  effectivement constituer une solution « à court-terme », les frontières demeurent poreuses et ce processus doit être complété par la mise en œuvre de mesures de précaution sur le plan local. Dans les pays d’Afrique de l’Ouest non officiellement touchés par l’EVD, notamment les pays frontaliers avec les zones actuellement infectées, certains gouvernements ont amorcé des politiques de sensibilisation envers le public. Selon MSF, même s’il est difficile de prédire une géolocalisation exacte de la propagation de l’épidémie, la Côte d’Ivoire et le Mali pourraient être les deux prochains pays touchés par l’épidémie.

Au-delà des aspects logistiques et matériels qui font cruellement défaut dans les pays touchés et qui accélèrent la propagation de la maladie ( centre de traitement saturés, malades dans l’obligation de rester chez eux..) le personnel sanitaire et médical, notamment issus de MSF, se confronte à une certaine méfiance des populations vis-à-vis des infrastructures sanitaires, du corps médical et des intervenants extérieurs ( déni de la maladie, suspicion, défiance vis- à-vis de la maladie, théorie du complot) .   Cette composante est encore accentuée par le poids des pratiques traditionnelles dans l’appréhension et la gestion de la maladie. L’accompagnement des malades par les proches, les rites funéraires et rites de condoléances constituent à ce titre une des causes majeures de la chaîne de transmission de l’épidémie, exposant particulièrement les femmes, en charge du lavage des corps. D’autres éléments culturels, bénéficiant d’une très grande crédibilité (pharmacopées, incantations, rituels) peuvent favoriser la chaîne de transmission de la maladie : il est donc difficile d’imposer des mesures préventives quand les croyances et pratiques liées aux rites traditionnels constituent une priorité pour les populations.

Par conséquent, afin d’optimiser la gestion de la maladie et sa prévention, un travail croisé de communication entre médecins, anthropologues, autorités traditionnelles, relais et médias locaux doit être mené pour mieux cerner les coutumes et proposer des systèmes de réponses adaptées à ce défi.

Justification du projet 

Au vu de ce contexte général, CFI, Agence de coopération médias du Ministère des Affaires Etrangères, propose de mettre en œuvre un programme d’actions multi pays visant à renforcer l’implication des radios de proximité dans les stratégies de prévention de la maladie des pays frontaliers de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Léone. Dans les pays directement touchés, les opérateurs sanitaires, les gouvernements et les organismes de la société civile ont mené un travail de sensibilisation d’urgence face à la flambée de l’épidémie et les ONG d’appui aux media présentes, comme Search for common ground et Internews ont déjà réorienté leurs actions pour impliquer les radios. Il s’agit majoritairement d’activités de sensibilisation auprès des communautés locales, comme base de réponse à l’épidémie. Ces activités regroupent des spots radiophoniques de sensibilisation, des affiches et kits explicatifs, permettant d’expliquer à la population ce qu’est Ebola, comment s’en protéger, comment en reconnaitre les symptômes et quelles actions mener en cas de doutes. Dans les zones touchées, les équipes de MSF, confrontées à de fortes résistances, ont engagé un travail de fond avec des anthropologues qui ont pour mission d’aider les équipes MSF à comprendre les populations et à intégrer certaines pratiques culturelles pour rendre plus acceptable la prise en charge sécurisée des malades et des cadavres. Des campagnes d’information directes sur le terrain, de personnes à personnes ou à travers des réunions villageoises sont organisées, afin de limiter la propagation de la maladie. Les délégations de l’OMS dans les zones infectées appuie les plans de réponse pour contrôler la propagation du virus, assure la continuité ou le rétablissement des services sociaux de base et viennent en appui aux efforts d’alerte et de prévention.

Dans les pays non encore touchés par le virus (Côte d‘Ivoire, Mali, Burkina, Togo, Bénin), des campagnes d’information à caractère préventif ont été mises en place avec la diffusion de messages de santé publique (spots), notamment via la radio. Elles informent sur la maladie et les modalités de transmission, préconisent l’arrêt de la consommation  de viande de chasse et d’un certain nombre de pratiques potentiellement contaminantes (serrer les mains, faire des accolades…).  Des ateliers de formation et de sensibilisation des médecins et infirmiers sur les mesures préventives et de prise en charge de la maladie ont été organisés. S’ajoute à cela la fermeture des frontières avec les pays touchés par le virus, et le renforcement de la surveillance épidémiologique aux frontières. Toutefois la porosité des frontières et la forte mobilité des populations rendent  probables l’importation de cas et confirment la nécessité d’une politique de prévention au niveau local dans les zones frontalières des pays encore non officiellement touchés par le virus.

Ainsi, après consultation du bureau de MSF à Paris, du médecin anthropologue Alain Epelboin, des fédérations de radios (URTEL au Mali, URPCI en Côte d’Ivoire, URAC au Sénégal, UNALFA au Burkina et FERCAB au Bénin), de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication du Bénin, du service communication de l’UNICEF au Bénin, l’OMS à Dakar, il est apparu qu’un travail complémentaire aux actions déjà entamées par les différents opérateurs  présents sur le terrain pouvait être mené, notamment à travers les médias de proximité.  En effet, si les mesures techniques et sanitaires sont incontournables, l’expérience de terrain dans les zones infectées met en lumière une certaine carence dans la communication sur la maladie auprès des communautés locales.  Les messages de sensibilisation clé en main, ne permettent pas de prendre en compte certaines préoccupations des populations ni de mettre en place un dialogue autour des questions sensibles de prise en charge des malades et des morts par les proches. Les recommandations de changement de comportement sont perçues comme des atteintes à l’identité culturelle lorsqu’elles sont véhiculées par des intervenants étrangers au milieu. L’actualité guinéenne récente montre que les réactions peuvent être extrêmement violentes. Avec l’aide des anthropologues, les ONG de terrain, comme MSF, ont commencé à adapter leurs dispositifs pour intégrer ces dimensions culturelles, mais les craintes et les a priori des populations, alimentés par les rumeurs, sont encore nombreux. A cela s’ajoute la méfiance engendrée par des structures de santé mal équipées, dont les personnels ont souvent des comportements abusifs et irrespectueux à l’égard des populations les plus démunies ou les moins informées.  Il est donc nécessaire d’aider les radios de proximité à mettre en place des émissions d’information et sensibilisation qui impliquent les leaders d’opinion et référents traditionnels, aux côté des référents médicaux,  pour créer un espace de dialogue autour de ces questions et faire passer des messages d’information et d’aide au changement de comportement qui soient culturellement acceptables.

Du fait de sa connaissance du terrain et de ses relations privilégiées avec certaines fédérations de radios, CFI propose donc de mettre en œuvre rapidement un module de formation de journalistes et animateurs des radios de proximité et un module de formation de formateurs locaux qui permettra aux fédérations de prendre le relais et de démultiplier les premières formations mises en œuvre par CFI dans chaque pays.

Les formations mises en œuvre directement par CFI, concerneront, dans chaque pays, une sélection restreinte de radios de proximité situées sur les zones frontalières et les axes de communications jugés prioritaires en termes de risque de contamination. Les autres stations seront formées par la suite grâce à des sessions organisées directement par les fédérations de radios et leurs partenaires locaux.

Dans la mesure du possible et si cela s’avère nécessaire, un dispositif de concertation et de transfert de compétences à distance sera mis en place avec les pays touchés par l’épidémie.

Objectif global du projet 

Dans ce contexte général, l’objectif du projet présenté par CFI est d’améliorer la diffusion et l’acceptation par les populations de l’information et des messages de prévention visant à empêcher la propagation de l’épidémie d’Ebola aux pays non encore touchés. La radio étant le média de référence pour une couverture large et proche des communautés rurales, il s’agit de renforcer la capacité des radios de proximité implantées dans les zones frontalières des pays à risque (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo et Bénin), à produire et diffuser des émissions d’information, de prévention et d’aide au changement de comportement impliquant des « référents traditionnels » au côté des référents médicaux. Ces émissions, en langues locales, seront complémentaires des politiques de communication déjà menées sur place par les différents acteurs (autorités gouvernementales, MSF,Unicef, OMS etc).

Objectifs spécifiques 

  • Contribuer à un changement de comportement des populations locales vis-à-vis de la maladie, en vue d’une meilleure prévention et d’une limitation de la contamination.
  • Renforcer ou recréer un lien de confiance autour du soin de la maladie et des dispositifs sanitaires mis en place pour la traiter et éviter sa propagation. Face aux méfiances, il est primordial que le message soit porté par les communautés elles-mêmes.
  • Mettre à la disposition des journalistes et radios bénéficiaires un « kit » d’information sur la maladie, les modes de contagion, les modalités de prévention et de traitement, validé par les comités nationaux. Ce Kit pourra inclure de la documentation écrite, sonore ou vidéo. Il inclura des témoignages de personnes ayant guéri.
  • Identifier dans les différents pays concernés les initiatives d’information et de prévention qui pourraient être relayées par les radios.
  • En complément des campagnes nationales de spots d’information et des actions de sensibilisation villageoise, concevoir et mettre à l’antenne des émissions de radios type tables rondes et émissions interactives (préenregistrées) délivrant, à destination des communautés locales,  une information responsable et validée par les comités nationaux de lutte contre le  virus Ebola,
  • Inciter et former les radios à mieux prendre en compte les composantes traditionnelles et coutumes des populations locales en vue d’une sensibilisation plus efficace et mieux adaptée à la réalité de la maladie,
  • Inciter et former les radios à impliquer, au côté des équipes médicales, les acteurs sociaux et les leaders d’opinion locaux dans la production des émissions afin de diminuer les résistances aux changements de comportement liés aux coutumes locales.

Groupes cibles 

Phase 1 : 48 journalistes/animateurs issus de 8 radios de proximité de Cote d’Ivoire, du Mali, du Sénégal, du Burkina Faso, du Togo et du Bénin parmi lesquels 12 journalistes pressentis comme formateurs.

Phase 2 : 12 journalistes-formateurs bénéficieront d’un renforcement de compétences en tant que formateur local.

Phase 3 : Journalistes des radios de proximités qui seront impliquées par les fédérations et leurs partenaires dans les plans nationaux de lutte contre l’épidémie.

Bénéficiaires finaux 

Phase 1 : Auditeurs et communautés rurales implantées dans les zones frontalières des pays concernés par le projet. Phase 2 et 3 : Auditeurs et communautés rurales et urbaines des pays concernés par le projet.

Principaux résultats 

Pour atteindre les objectifs précités, le projet s’appuiera sur les résultats suivants :

>> les journalistes-animateurs des radios concernées sont informés sur la nature de la maladie, ses modalités de transmission, les modes et politiques de préventions. Ils disposent de « Kit » multimédia leur permettant de relayer une information fiable et compréhensible par leurs auditeurs et auditrices.

>> les radios de proximité de zones frontalières de Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal, du Togo et du Bénin, diffusent une information responsable sur les enjeux liés à la prévention et à la sensibilisation sur le virus Ebola

>> les radios de proximité des pays concernés, en relation avec les autorités médicales,  les ONG impliquées dans la prévention et  les autorités traditionnelles locales, effectuent un travail de sensibilisation et de communication complémentaires aux campagnes actuelles déjà menées (spots, affiches, réunion de terrain). Les émissions produites et messages diffusés sont en cohérence avec les campagnes nationales de prévention.

>> les journalistes-animateurs des radios concernées conçoivent des émissions impliquant les leaders d’opinion traditionnels sur les questions d’accompagnement des malades, des rites funéraires et d’autres composantes traditionnelles présentant des risques de contagions et potentiellement sources de résistances à une prévention et gestion efficace de la maladie sur le terrain.

>> les journalistes-animateurs des radios concernées informent sur le rôle et le fonctionnement des centres de  traitement et aident à lutter contre la défiance des populations et l’égard des infrastructures sanitaires.

>> les journalistes-animateurs des radios concernées sont conscients des risques liés à la propagation des rumeurs concernant la maladie et aident à lutter contre.

>> les journalistes–animateurs des pays concernés sont formés aux techniques et particularités liées à la conception de magazines mettant en avant des problématiques « santé ».

Actions prévues pour l’atteinte des résultats 

Le projet se déroulera en trois phases :

  • Phase 1 : Formation à la production d’une émission santé axé « Ebola »

Du 20 octobre au 1 er novembre : 6 sessions (une par pays) de formation à la production d’un magazine santé pour 8 journalistes/animateurs radios de proximité + 2 journalistes formateurs des 6 pays du projet.

Cette première phase sera mise en place en partenariat avec les fédérations de radios de proximité (URTEL, URPCI ..), avec lesquelles CFI a déjà collaboré. Elle sera assurée par un/une journaliste française ayant une expérience significative dans l’animation et la production de magazine « santé ». Les formateurs recevront 1 à 2 journées de formation/concertation en amont de cette première phase, afin de mettre à jour leurs connaissances et d’adapter le module de formation, avec l’aide d’experts ( médecins, anthropologues etc.) à la réalité de la problématique Ebola dans les pays concernés. Dans chaque pays, la formation commencera par 2 journées d’information et de concertation avec des représentants du comité national de lutte contre Ebola, d’autorité traditionnelles et d’ONGs menant un travail sur le terrain. Ces journées ont pour objectifs de donner aux journalistes un tronc commun de connaissances sur la maladie, les politiques de prévention et traitements mises en place dans leur pays, de définir les modalités de collaboration avec les autorités sanitaires, les ONG spécialisées et les autorités traditionnelles locales, de définir les modalités de prise en compte des composantes  culturelles ( rites funéraires, suspicion, croyances.. ) en  vue d’une meilleure sensibilisation et orientation des communautés dans la prévention et la gestion de la maladie.

A ces 8 journalistes apprenants, s’ajouteront 2 journalistes confirmés destinés à être renforcés en tant que formateur local dans la phase 2 du projet.

  • Phase 2 : Formation de formateurs sur les problématiques santé

Du 10 au 22 novembre : Les journalistes de chaque pays sélectionnés pour devenir des formateurs seront regroupés dès la fin de la formation initiale pour bénéficier d’une session de formation de formateurs qui les renforcera dans leurs capacités à concevoir et animer une session de perfectionnement à la production d’émissions de radio sur les problématiques santé.

Les journalistes concernés devront avoir une formation de base niveau BAC plus 3, une expérience confirmée dans la pratique du journalisme et de la production radiophonique, maîtriser les outils de traitements de texte et de production audionumérique, avoir une bonne expérience du traitement sujets médicaux, bonne connaissance des milieux traditionnels , comportement et psychologie favorable à l’accompagnement d’un groupe de professionnels et à la transmission des savoirs. Une expérience de l’enseignement et/ou de la formation continue des professionnels des media sera un plus.

  • Phase 3 : Démultiplication de la formation initiale par les fédérations locales de radios avec l’aide des organisations locales de luttes contre la maladie

A partir du 24 novembre : un cycle de formations animé par les journalistes formateurs locaux sera organisé localement par les fédérations et leurs partenaires locaux pour toucher les autres stations de radios des pays concernés. Pour cette phase, les fédérations de radios devront solliciter des financements auprès de bailleurs locaux, avec l’appui de CFI.

Conditions financières du programme 

Compte tenu de l’urgence, CFI mobilise à titre exceptionnel et sur fonds propres des sommes importantes pour démarrer simultanément ce programme dans 6 pays. Pour la mise en place de la phase 1 et 2 du programme,  CFI prendra en charge les lignes budgétaires suivantes :

-Rémunération des formateurs internationaux et intervenants locaux

-Voyage et séjours des formateurs ( Billet avion, transferts locaux,    hébergement sur place, repas, visas)

-Voyage et séjour des participants ( acheminement vers le lieu de formation, hébergement sur place, per diem,  repas et blanchisserie, indemnités de transport local) -Transfert des intervenants locaux durant les 2 journées d’information + prise en charge de leur repas -Matériel pédagogique et frais logistiques locaux , à savoir :

*location d’un studio équipé avec technicien

*location d’une salle équipée

*pauses cafés

*achat d’enregistreurs

*frais de communication des formateurs

*déplacements locaux professionnels des formateurs et déplacements reportages des participants

*fournitures diverses + reproduction documents

 

CFI ne pourra pas financer la phase 3 qui devra être financée par les autres partenaires des fédérations de radios et acteurs de la lutte contre l’épidémie. Il appartiendra donc aux fédérations et à leurs partenaires d’assurer elles- même le financement des sessions de formations et, le cas échéant, les éventuels frais de productions des émissions.

Il est donc impératif que les fédérations de radios se rapprochent rapidement des comités nationaux de lutte contre Ebola et de leurs partenaires traditionnels pour discuter du financement de la phase 3 de ce projet.

Evaluation 

L’évaluation du projet portera sur :

-La tenue effective des formations, le nombre de personnes concernées et les délivrables.

-Sur l’implication des partenaires et l’intégration de notre proposition dans leur dispositif.

-Sur la mise  à l’antenne effective d’émissions de prévention et d’information sur Ebola

-Sur la qualité de ces émissions

-Sur les retours des auditeurs

Indicateurs d’évaluation : 

  • Formalisation d’accords de partenariat avec les comités nationaux de lutte contre Ebola pour l’intégration du projet dans leur dispositif. • Nombre de personnes formées lors de la phase 1 du projet • Nombre de formateurs formés par pays. • Nature et nombre de documents remis aux participants pour la mise en œuvre de leurs futures formations • Nombre et qualité des personnalités intervenantes dans les journées d’information • Nombre d’émissions de sensibilisation prévention diffusées par les radios bénéficiaires de la phase .1 • Nombre de formation mises en œuvre par les fédérations de radios et leurs partenaires lors de la phase 3. • Nombre de radios bénéficiaires. • Nombre et pertinence des émissions de sensibilisation-prévention diffusées par les radios bénéficiaires de la phase 3. • Nombre de leaders d’opinion traditionnels impliqués dans les émissions. • Retour sur les émissions des auditeurs des stations bénéficiaires. A cet effet, il sera proposé aux stations d’introduire des quizz dans les émissions pour vérifier le niveau de compréhension des messages véhiculés par les émissions.

Rôle et engagements des partenaires  

Les différentes fédérations de radios partenaires, qui seront impliquées dans ce projet, seront consultées en amont pour la conception logistique et éditoriale de la phase 1. Dans cette perspective, CFI sollicite les présidents de fédération de radios de proximité et leurs équipes sur les points suivants :

Proposer une liste de 8 radios de proximité prioritaires selon les critères suivants • localisation et pertinence en termes de proximité avec les foyers épidémiques ou les axes de mobilité de population entre le pays et les zones d’épidémie, • impact de la radio dans son environnement, • diffusion hebdomadaire d’une émission santé et capacité à produire et diffuser régulièrement une émission de prévention sur Ebola.

-proposer des profils de journalistes/animateurs issus des 8 radios de proximité pour suivre la formation de 15 jours en phase 1. Il est de la responsabilité des fédérations de s’assurer que les participants mandatés pour la formation sont effectivement responsables  d’émissions traitant de problématiques santé.

-proposer 2 journalistes qui pourront ensuite être renforcés en tant que formateurs locaux dans la phase 2 du projet ( Formation de formateur) et assurer par conséquent la conduite des modules de formations locales en phase 3. Ces personnes seront des professionnels expérimentés en matières de journalisme et  production radiophonique, ils seront familiers des sujets santé, maîtriseront les techniques du reportages, de l’interview, du montage audionumérique, maîtriseront l’utilisation de logiciels de traitement de textes et la navigation sur internet. Ces personnes pourront être sélectionnées parmi les journalistes des 8 premières radios.

-proposer, après sondage auprès des radios, un format d’émission à produire durant la formation qui soit adapté aux moyens et modes de fonctionnement des radios ciblées. L’objectif est que le ou les formats d’émissions sur lesquels vont travailler les participants soit directement applicable à leur retour dans les stations.

-proposer une liste de personnes ressources / contacts  pour intervenir lors des 2 premières journées d’information prévues en début de formation. Comme évoqué dans le chapitre « Actions prévues », ces journées seront dédiées à l’information et à la concertation avec des représentants du comité national de lutte contre Ebola, d’autorités traditionnelles, leaders d’opinion et d’ONGs menant un travail de prévention sur le terrain.

– Proposer une structure d’accueil pour la formation avec : • Une salle pouvant accueillir 20 personnes pour les 2 premiers jours et 12 personnes pour la suite de la formation. • Au moins 4 ordinateurs multimédia, équipés d’enceintes audio, reliés à internet et à une imprimante. • Un studio radio permettant l’enregistrement d’une émission table ronde. Le studio devra être disponible 4 jours. A programmer avec l’équipe pédagogique. • Proposer un lieu d’hébergement pour les participants extérieurs à la ville et le formateur/trice • Proposer une prestation de restauration pour les repas de midi et pause-café.

Des devis devront être joints à ces propositions.

Ces propositions sont à soumettre à CFI avant le 8 octobre 2014.

Contacts CFI : Anne-Sophie RICCO  Responsable de projet CFI Téléphone : 00 33 1 40 62 32 09 Courriel : asro@cfi.fr

 

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